Pongistes de légende (2/2)

Par | 8 août 2015

Plus près de nous, les joueurs présentés dans cette seconde partie vous sembleront plus familiers. Vous percevrez aussi l’évolution du jeu, orienté vers toujours plus de vitesse et de puissance, à l’image de la domination chinoise, tant chez les hommes que chez les femmes.

WALDNER Jan-Ove (1965 – ….)

Bizarrement, alors qu’il n’a pas un palmarès aussi fourni au niveau mondial que ses glorieux prédécesseurs, le suédois Jan-Ove Waldner est souvent le premier nom qui apparaît lorsqu’on cherche à identifier le meilleur pongiste de l’histoire. Double champion du monde (1989, 1997) et champion olympique (1992) en simple, c’est notamment par sa précocité et sa longévité qu’il aura marqué notre sport. Vice-champion d’Europe à 17 ans en 1982 et demi-finaliste olympique à 39 ans en 2004, il a su se maintenir au plus haut niveau et donner la réplique aux asiatiques durant toute cette période, pendant l’âge d’or de toute une génération suédoise (Jörgen Persson, Peter Karlsson, Erik Lindh, Mikael Appelgren).
Disposant d’un jeu complet, il excellait notamment au service et en bloc, avec une qualité et une facilité de placement déroutantes. Un jeu unique !


WANG Liqin (1978 – ….)

11 médailles d’or en championnat du monde, dont trois titres individuels (2001, 2005, 2007), ça parle un peu en termes de palmarès. A ce niveau, il s’agit forcément d’un joueur complet, s’appuyant plus particulièrement sur un coup droit percutant. Il peut aussi se targuer d’avoir été n°1 mondial pendant 54 mois, un record puisque Wang Hao, le second, ne l’a été “que” 34 mois, mais aussi un modèle de longévité quand on connaît la profondeur du vivier chinois.

DING Ning (1990 – ….)

Double championne du monde (2011, 2015) à seulement 25 ans, Ding Ning est en train de se créer un palmarès rare pour l’époque moderne compte tenu de la densité de l’équipe chinoise. C’est une vraie marathonienne capable de réaliser de véritables rallyes à la table sans rien lâcher. Pour preuve, sa finale des championnats du monde 2015 qu’elle remporte après s’être blessée à la cheville. Une vraie guerrière dotée d’un jeu complet et d’une vivacité hors-norme.

MA Long (1988- ….)

Champion du monde junior en 2004, Ma Long aura dû attendre jusqu’en 2015 pour connaître cette consécration chez les seniors. Il a pourtant fait preuve d’une constance au plus haut niveau que beaucoup lui envierait mais il s’est souvent heurté à ses compatriotes (éliminé en demi-finale par Wang Hao en 2009, 2011 puis 2013 !). Il peut s’appuyer sur un jeu dans lequel il est difficile d’identifier des lacunes. Pas le joueur le plus spectaculaire ni le plus charismatique mais un pongiste d’une froide efficacité.

ZHANG Jike (1988 – ….)

Né la même année que son compatriote Ma Long, Zhang Jike a su se construire un palmarès conséquent avec six titres mondiaux et deux titres olympiques (respectivement 2 titres et 1 titre en individuel). S’il n’a été n°1 que pendant 7 mois, il figure toujours dans le gotha mondial et, quand il n’est pas favori, il reste un formidable outsider. Faignant souvent une certaine nonchalance, il s’appuie sur une revers dévastateur et rares sont ceux qui peuvent le prendre en défaut dans cette diagonale.

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